Derrière Jomélo : les coulisses d'une collaboration avec l'IA

Derrière Jomélo : les coulisses d'une collaboration avec l'IA

Quand vous commandez un sweat, un maillot ou un t-shirt chez Jomélo, vous ne voyez que la partie émergée : le visuel qui vous plaît, le colis qui arrive, le site qui tourne bien. Ce que vous ne voyez pas, c'est tout ce qu'il y a derrière, et une bonne partie de ce travail, je la fais avec l'aide de l'IA.

Je veux être clair sur un point : ce n'est pas un outil qui invente des choses dans son coin. C'est moi qui donne la direction. Elle, elle fait ce qu'elle sait faire le mieux : exécuter cette direction, vite et bien. Pas de créativité personnelle qui vient se glisser à ma place, juste un collaborateur qui travaille sur ce que je lui demande.

Et à notre époque, quand on est seul à la tête d'une boutique et d'un site de photographie, comme c'est mon cas, ce genre d'aide n'est plus un luxe. C'est devenu une vraie nécessité. Il est arrivé à point nommé dans ma vie.

 

Ce qu'elle fait, concrètement

Sur la partie technique et contenu, l'IA m'aide sur les audits (les algorithmes changent tellement souvent qu'il faut les refaire régulièrement), sur la recherche de mots-clés, sur la restructuration de mes textes quand ils partent dans tous les sens. Décrire un sweat zippé différemment à chaque fois, sans se répéter, sur tout un catalogue, c'est plus dur que ça en a l'air : elle m'aide à sortir des premiers jets, mais le ton final, ce qui reste ou qui saute, c'est moi qui tranche. Ce texte, par exemple, a été relu dix fois avant d'être mis en ligne.

Elle est aussi là pour coder les parties du site qui, sans elle, resteraient hors de portée de mes connaissances : les fichiers Liquid, les redirections, tout ce qui touche à la mécanique de Shopify.


Le référencement, mon chantier permanent

Cet été, la boutique a eu une grosse frayeur : plus de 140 pages du site renvoyaient une erreur, à cause d'anciens marchés désactivés qui traînaient encore dans les réglages. Le trafic était tombé à quasi zéro et Google ne savait plus quoi indexer. Ce genre de souci, vous ne le voyez jamais en tant que client, mais si je ne le règle pas, le site ne remonte tout simplement jamais dans vos recherches.

On a fait le ménage : les redirections remises d'aplomb, les marchés simplifiés, Google prévenu qu'il pouvait revenir explorer le site tranquillement. Comprendre pourquoi une page ne remonte pas, corriger une erreur qui bloque l'indexation, retravailler un titre pour qu'il parle vraiment aux bonnes personnes : ce sont des heures de travail que je n'aurais tout simplement pas le temps de faire seul, à ce niveau de précision.


Ce qui ne change pas

Pour les photos, en revanche, c'est une autre IA qui prend le relais. Je lui donne un scénario, et elle réalise l'image, utile pour les décors que je ne peux pas shooter moi-même, vu que je ne peux pas me déplacer aux quatre coins du monde en un claquement de doigts. Mais une fois l'image générée, c'est moi qui reprends la main sous Photoshop pour corriger les petites incohérences de design. Et la direction créative de Jomélo reste, elle, 100 % humaine : le visuel graffiti « je porte du Jomélo et je sais qui je suis » est sorti de ma tête, pas d'un prompt.


Toi et moi

Si aujourd'hui la boutique et le site photo en sont là où ils en sont, c'est grâce à cette collaboration. Je le dis sans détour et j'en suis fier. Les développements vont généralement beaucoup plus vite qu'en faisant tout de mon côté (enfin, surtout, je n'aurais jamais pu le réaliser seul). Ce qu'elle me produit va, la plupart du temps, exactement dans la bonne direction.

Au final, c'est un peu comme un assistant qui ne prend jamais de pause déjeuner : elle absorbe le travail invisible, pour que je garde du temps pour ce qui compte vraiment, les visuels, les choix de marque, et le développement de mon activité de photographie.

PS : cet article ? Écrit à quatre mains. Enfin, deux mains et une IA.

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